Dictionnaire du ferroviaire

Marchepieds

I.    Installation de marchepieds (et de mains-courantes) le long des véhicules entrant dans la composition des trains de voyageurs). - Cire. min. 16 mai 1866, ayant pour objet les mesures spéciales à prendre en cas d'accidents (V. Incendie, § 1, 3°). - V. aussi Contrôleurs de route, Intercommunication et Voyageurs.

II.    Forme et disposition (des marchepieds). - Par une cire, du 6 juillet 1837, ayant pour objet de fixer la disposition réciproque des marchepieds des voitures, et des trottoirs des stations (V. Quais et Portières), le min. des tr. publ. a exprimé le voeu que les dispositions suivantes fussent adoptées uniformément sur l'ensemble des lignes de ch. de fer : - « 1» Les marchepieds inférieurs régneront sur toute la longueur des voitures et seront placés de 0m,64 à 0m,70 en contre-bas des planchers; - 2° Les arêtes extérieures des marchepieds inférieurs seront distantes l'une de l'autre de 3?,10; - 3? Le marchepied supérieur aura 0m,40 de longueur, et divisera en deux pas égaux la différence de niveau entre le plancher de la voiture et le marchepied inférieur; - 4° La saillie du marchepied supérieur sur le bord du plancher sera de 0m,13 au moins, et la saillie du marchepied inférieur sur le marchepied supérieur de 0m,10 au moins. »

Ces dispositions ont été généralement suivies, au moins sur la plupart des lignes.

Objets atteints par les marchepieds. - « Les agents doivent veiller à ce que les matériaux et les outils déposés sur les voies ne puissent être atteints, ni par les cendriers des locomotives, ni par leurs bielles, ni par les marchepieds des voitures. A cet effet, ils ne doivent pas perdre de vue que les marchepieds dépassent extérieurement les rails de 0m,90, et que, pour ceitaines machines, les cendriers et les bielles descendent à peu près au niveau du rail. » (Ext. de l'art. 5 du régi, des poseurs, réseau d'Orléans.)

Défense de circuler sur les marchepieds (pendant la marche). - V. Voyageurs.

III. Marchepieds des voitures de messageries et diligences. - V. Voitures.

I. Adjudications et marchés de travaux de l'état. - 1° Décret du 18 nov. 1882, et documents divers, relatifs aux adjudications et aux marchés passés au nom de l'état (V. Adjudications). - Prescriptions diverses. - V. Clauses et conditions, Devis, Entrepreneurs, Traités et Travaux.

Marchés de gré à gré et travaux en régie. - Voir au mot Adjudications, § 1, l'art. 23 du décret du 18 nov. 1882.

Nota. - Pour les marchés de gré à gré passés au nom de l'Etat et qui concernent surtout les ouvrages et les objets d'art et de précision dont l'exécution ne peut être confiée qu'à des artistes éprouvés fart. 69, § 5 du décret du 31 mai 1862, sur la comptabilité publique), et les adjudications restreintes ne pouvant sans inconvénient être livrées à une concurrence illimitée (art. 71, même décret), diverses règles ont été posées par les cire. min. des 1erjuin 1880 et 21 nov. 1882) adressées aux préfets et notifiées aux ingén. en chef des services des travaux. Les dispositions finales de la dernière de ces circulaires, concernant la production et l'examen des soumissions, les délais d'approbation, etc., sont ainsi conçues :

Extr. cire, min., 21 nov. 1882. - ... « Il est arrivé que la valeur d'une soumission présentée a été contestée par le soumissionn. lui-même, parce que, disait-il, l'admin. ayant laissé s'écou-

1er six mois avant de lui faire connaître que ses propositions étaient acceptées, il ne se trouvait plus dans les mêmes conditions qu'au moment où il avait pris l'engagement d'exécuter à forfait, moyennant un certain prix, le projet qui lui avait été présenté. Cette réclamation a dû être admise.

En vue d'éviter le retour de semblables difficultés, j'ai décidé qu'à l'avenir le programme des entreprises qui feront l'objet d'un concours dans les conditions que je viens de rappeler devra toujours contenir une clause, que je me réserve d'approuver déterminant pour chaque cas particulier, le délai pendant lequel les soumissionn. s'engageront à exécuter leur marché, conf. aux stipulations dudit programme et aux prix fixés dans leur soumission, quelles que soient les circonstances intervenues. »

Travaux exécutés par les compagnies au compte de l'état (sans marché préalable ni série de prix). - Décret du 7 juillet 1885. - V. Dépenses, | 1, note 1.

Indications diverses, - V. Enregistrement, Ponts et Superstructure.

II.    Marchés passés par les compagnies, pour leurs propres travaux. (Texte intégral de l'art. 27 du modèle gên. de cah. des ch.)

« Art. 27. - Les travaux (des compagnies) seront exécutés sous le contrôle et la surveillance de l'administration.

Les travaux devront être adjugés par lots et sur série de prix, soit avec publicité et concurrence, soit sur soumissions cachetées entre entrepreneurs agréés à l'avance; toutefois, si le conseil d'administration juge convenable, pour une entreprise ou une fourniture déterminée, de procéder par voie de régie ou de traité direct, il devra, préalablement à toute exécution, obtenir de l'assemblée générale des actionnaires l'approbation, soit de la régie, soit du traité.

Tout marché à forfait, avec ou sans série de prix, passé avec un même entrepreneur, soit pour l'exécution des terrassemenls et ouvrages d'art, soit pour l'ensemble du chemin de fer, soit pour la construction d'une ou plusieurs sections de ce chemin, est, dans tous les cas, formellement interdit.

Le contrôle et la surv. de l'adm. auront pour objet d'empêcher la compagnie de s'écarter des dispositions prescrites par le présent cah. des ch. et spécialement par le présent art., et de celles qui résulteront des projets approuvés. »

Conditions et surv. des travaux (des comp.) - V. Contrôle et Projets.

III.    Foires et marchés. - Services de transport. - 1° Délivrance de billets à prix réduits (V. Billets, § 4). - 2° Mesures en cas d'affluence (V. Affluence et Encombrement). - 3° Approvisionnement des foires et marchés (transport d'animaux, de marée et d'objets divers). - V. Animaux, Bestiaux, Délais, Denrées, Livraison, Marchandises, Marée, etc.

Transport des poissons frais. - 1° Tarif général (gr. vitesse) (V. art. 4-2 du cab. des ch.). - 2° Approvisionnement des halles et marchés. - « L'usage de faire parvenir et de livrer les paniers de marée avant l'ouverture du marché du lieu d'arrivée ne peut avoir pour conséquence juridique d'empêcher ladite comp. de se prévaloir des dispositions de son cah. des ch., ni d'engager sa responsabilité alors que les délais régi, n'ont point été dépassés. » (C. cass., 8 août 4878.) - V. aussi Délais, Denrées et Livraison.

Transport de poissons en temps prohibé. (Loi du 31 mai 4865, décret du 40 août 4875 et instr. diverses.) - Y. le mot Poissons.

I. Conditions de transport (par les chemins de fer). - Les dispositions de l'arr. min. du 45 juin 4866, réglant, en exécution de l'art. 54 du cah. des ch. gén., l'applic. du tarif

militaire, sur les voies ferrées, sont de tous points applicables au transport des marins ; voir l'arrêté dont il s'agit et divers autres documents au mot Militaires. - Voir aussi au même article l'état B du personnel ressortissant au département de la marine qui doit être admis, sur les chemins de fer, au bénéfice de la réduction de prix stipulée par les cah. des ch. - Cet état se trouve annexé à l'arr. min. du 14 août 1884, remplaçant les divers arrêtés qui ont successivement modifié les états du personnel de la guerre et de la marine, admis au bénéfice de la réduction de tarif.

élèves commissaires de la marine. - A la suite d'une communication de son collègue le min. de la marine et des colonies, le min. des tr. publ. a décidé (le 20 avril 1863) « que les élèves commissaires de la marine, institués par décret du 7 oct. 1863, seraient inscrits à la 3e colonne de l'état B, dont il vient d'être question. - Ledit état contient, en effet, actuellement, l'énonciation dont il s'agit.

Marins en disponibilité. (Extr. d'un arrêté min. du 18 juillet 1865) :

« Art. 1er. - Les marins en disponibilité seront inscrits dans la 4? colonne d l'état B.....sans qu'il soit fait d'ailleurs, en ce qui les concerne, la même restriction qu pour les militaires en congé renouvenable. » (Voir pour l'application actuelle l'état B joint à l'arr. min. du 14 août 1884, inséré au mot Militaires, et où sont portés aussi à la 4' col., sans autre annotation « les marins ou militaires en congé renouvelable, lorsqu'ils se rendent dans leurs foyers, lorsqu'ils sont rappelés ou qu'ils voyagent en vertu d'un ordre de service) ». - Même observation pour les marins, militaires et assimilés, en cas de convocation devant les commissions de réforme (mesure qui semble avoir été prise à la suite, ou en vertu de la cire, adressée par le min. des tr. publ. aux comp. le 14 janv. 1884, au sujet des marins titulaires de la gratification de réforme renouvelable); cire, que nous ne mentionnons que p. mèm., de même que celle du min. de la marine, 2 août 1884, relative au même objet.

Gardes-consignes (admis au tarif militaire, en vertu d'un arrêté du min. des tr. publics,

en date du 15 mai 1882, dont l'extr. suit ) : - « Le min., etc. - Vu.....le décret d 23 janv. 1882, créant un personnel de gardes-consignes affectés à la surv. du matériel naval dans les ports et dans les établ. de la marine situés hors des ports ; - Vu le décret du 27 mars 1882, aux termes duquel les gardes-consignes dont il s'agit forment un corps militaire soumis aux mêmes règles de compétence, de hiérarchie et de discipline, que les marins vétérans, les pompiers de la marine et les surv. des prisons maritimes ; - Vu les lettres... ; - Considérant..., etc. - Arrête : - Art. 1er. - Les gardes-consignes-majors, les gardes-consignes et les gardes-consignes ambulants sont admis à voyager sur les chemins de fer au quart du tarif fixé par le cahier des charges. - Art. 2. - (Notification aux compagnies)... »

Nota. - La cire, d'envoi de l'arrêté, dont il s'agit, aux préfets, en date du 30 mai 1882 leur recommande de donner connaissance de l'arrêté aux compagnies des chemins de fer d'intérêt local qui existeraient dans leurs départements. - Le personnel désigné dans ledit arrêté a été compris, du reste, dans l'état B annexé à l'arr. min. du 14 août 1884. - V. Militaires.

Inscrits maritimes (rappelés au service). - Une convention spéciale est passée, ou prorogée, tous les cinq ans, entre le ministre de la marine stipulant pour l'état, d'une part, et les six grandes compagnies (du Nord, de l'Est, de Lyon, d'Orléans, de l'Ouest et du Midi), d'autre part, pour le transport d'une certaine catégorie de marins rappelés au service. - Voici un extr. de la dernière convention, datée du 31 mars 1882, s'appliquant au transport des inscrits maritimes, lorsqu'ils sont rappelés au service, par mesure générale (Extr. emprunté h la cir. d'appl., de l'un des gr. réseaux.) :

« Art. 1er. - Les marins des équipages de la flotte provenant de l'inscription maritime sont admis, en cas de rappel au service par mesure générale, à voyager dans les conditions spécifiées

aux articles suivants sur les lignes concédées aux six compagnies contractantes ou exploitées par elles, sur la présentation de bons de chemins de fer conformes au modèle (annexé à la convention). - Ces bons sont en carton et de couleur blanche.

« 2 à 5 (Délivrance et usage des bons à l'aller et au retour). - P. mèm.

« 6. - Il est accordé aux comp. sur le montant du prix réduit (tarif militaire) une augmentation de 2 p. 100 destinée à compenser les dépenses que leur occasionne l'organisation de ce service spécial.

« 7. - Le prix du trajet en chemin de fer est dû aux comp. avec l'augmentation déterminée par le précédent article du moment qu'elles présentent un bon en règle et sans qu'il y ait lieu de se préoccuper de savoir si le porteur du bon est arrivé ou non à destination.

« 8. - Le remboursement des sommes dues aux comp. a lieu sur la production d'une facture en double expéd. sur papier timbré, accompagnée d'un relevé en double expéd. sur papier libre, et des bons justificatifs de la créance. - Les comp. ont la faculté de produire leurs comptes pat-mois ou par périodes de dix jours, à leur choix. - Le payement a lieu à Paris dans les 45 jours qui suivent la présentation des comptes.

« 9. - Conf. aux dispositions de l'art. 79 du régi, du 14 janvier 1869, servant à l'exéc. du décret du 31 mai 1862 sur la comptabilité publique, les sommes payées aux comp. en vertu du présent traité seront abondées du 3 p. 100 à l'infini. - Ces sommes ainsi abondées seront passibles de la retenue de 3 p. 100 au profit de la caisse des invalides de la marine.

« 10 et 11 (Durée de la convention, frais de timbre et d'enregistr., etc.). - P. mem. »

Personnel enseignant de diverses écoles. (établissement des pupilles de la marine ; écoles des apprentis des ports; cours normal des instituteurs de la flotte; école des mousses; école des torpilles, etc., etc.) - Sur la demande du min. de la marine, une cire, du min. des tr. publ., adressée aux compagnies le 17 sept. 1884, a exprimé auxdites compagnies le désir que par assimilation avec les instituteurs et institutrices primaires du départem. de l'instr. publique, le personnel enseignant dont il est question dans ladite cire, soit admis à voyager à demi-place, en tout temps et quelle que soit la cause du déplacement. (Extr.) - V. ci-après:

Suites données. - Le résultat de l'interv. du min. des tr. publ. est ainsi résumé dans une lettre que celui-ci a adressée, le 15 déc. 1884, à son collègue de la marine (Extr. emprunté au Code annoté de Lamé Fleury) :

« Les grandes compagnies n'ont opposé de refus qu'en ce qui touche le professeur d'électricité à l'école des torpilles, à Rochefort, dont la situation ne saurait être, à leur avis, assimilable à celle des instituteurs primaires.

« Elles sont donc disposées à délivrer, en tout temps, des bons de réduction de demi-place à l'instituteur chef et aux instituteurs (6 personnes) de l'établ. des pupilles de la marine, à Brest; mais, au lieu d'accréditer ces fonctionnaires auprès de leurs gares et d'autoriser celles-ci à accorder une réduction à demi-tarif sur le vu d'une pièce administrative, elles ont exprimé le désir que la demande de cette faveur fût adressée au directeur de chaque compagnie par le préfet maritime ou, en son nom, par le chef de service dûment autorisé.

u Elles viennent de me faire connaître, en outre, que ce nouveau régime, applicable également pour le personnel enseignant de la marine précédemment admis à circuler à demi-place, sera mis en vigueur à partir du 1" janvier 1885. Il importe, dès lors, qu'à partir de cette date, les cartes administratives actuellement en usage ne soient plus délivrées au personnel enseignant dont il s'agit, ces cartes devant être considérées comme nulles et sans valeur par les gares.

« Les admin. des ch. de fer de l'Etat, de Lagny à Villeneuve-le-Comte, de Somain à Anzin, et la comp. Franco-Algérienne ont donné des ordres en vue d'assurer aux membres du personnel enseignant relevant de votre ministère l'application pure et simple du traitement déjà en vigueur pour le personnel enseignant du min. de l'instr. publique.

« La comp. des ch. de fer de Bône-Guelma et prolongements (Algérie) m'a fait savoir qu'eu égard à sa situation particulière au point de vue du jeu de la garantie d'intérêt, elle ne pouvait consentir, en faveur des membres du personnel enseignant de la marine, le transport à prix réduits que pour les voyages qu'ils auront à faire, à l'époque des vacances, pour rentrer dans leurs familles ou regagner les établ. d'instruction. »

II. Questions diverses. - 1° Détachements de marins, dirigés d'un port sur Vautre (Cire. min. du 3 déc. -1872.) (V. Détachements). - 2? Transports par le chemin de ceinture de Paris. - Avis à donner aux compagnies, pour le passage des troupes de marine par le chemin de ceinture de Paris, notamment pour les détachements inférieurs

à 500 hommes, - (Y. Chemin de ceinturé). - 3° Mécaniciens gradés de la flotte (Mobilisation; Recrutement). - Cire. min. 13 oct. 1884. - V. Mécaniciens.

Détails d'application. - V. les mots Guerre, Militaires et Matériel,

Tarif général de transport (4e cl. de l'art. 42 du cah. des ch.) (Voir Engrais). - Voir aussi le mot Dépôts.

Abris couverts. - 1° établissement de marquises intérieures ou extérieures dans les gares de voyageurs ou de marchandises (p. mém.). - 2° évaluation de la valeur locative. - Y. les mots Contributions et Patente.

Conditions de transport (comme châtaignes). -2ecl. Art. 42, cah. des ch.

Conditions de transport. - D'après l'art. 46 du cah, des ch., « les droits de péage et les prix de transport déterminés au tarif pe sont point applicables à toute masse indivis sible pesant plus de 3,000 kilogr. - Néanmoins, la comp. ne pourra se refuser à transporter les masses indivisibles, pesant de 3,000 à 5,000 kilogr. ; mais les droits de péage et les prix de transport seront augmentés de moitié. -: La eomp. ne pourra être contrainte à transporter les masses pesant plus de 5,000 kilogr. - Si, nonobstant la disposition qui précède, la comp. transporte des masses indivisibles pesant plus de 5,000 kilogr., elle devra, pendant trois mois au moins, accorder les mêmes facilités à tous ceux qui en feraient la demande. - Dans ce cas, les prix de transport seront fixés par l'admin., sur la proposition de la compagnie. »

Tarifs d'application. (Extr. du modèle de tarif, petite vitesse, art, 12) :

« Les prix du tarif sont augmentés de moitié pour les masses indivisibles pesant de 3,000 à

5.000    kilogr. et portés au double pour les masses indivisibles pesant plus de 5,000 kilogr., mais ne dépassant pas 10,000 kilogr., sans toutefois que, dans ce dernier cas, le prix puisse être inférieur à 25 centimes par tonne et par kilomètre.

« (Dans le cas où la comp. consentirait à transporter aux conditions du présent tarif les masses indivisibles pesant plus de 10,000 kilogr., il conviendra de substituer au chiffre 10,000 celui qui serait adopté par elle comme limite du poids à transporter.)

« La comp. n'accepte pas le transport des masses indivisibles pesant plus de 10,000 kilogr., ni des objets dont les dimensions excèdent celle du matériel (1).

<( Si, nonobstant la disposition qui précède, la comp. transporte des masses indivisibles pesant plus de 10,000 kilogr. ou des objets dont les dimensions excèdent celles du matériel, elle devra, pendant trois mois au moins, accorder les mêmes facilités à tous ceux qui en feraient la demande. - Dans ce cas, les prix de transport seront fixés par l'admin., sur la proposition de la compagnie.

« Dans toutes les gares d'expédition ou de destination où il n'existe pas de grues ou de treuils de force suffisante pour le chargement ou le déchargement des masses indivisibles pesant plus d 5.000    kilogr., le chargement et le déchargement en seront faits par les soins et aux frais, risques et périls de l'expéditeur ou du destinataire. »

(1) Les objets de dimensions exceptionnelles, notamment les pièces de bois et de fer d'une longueur supérieure à 6m,50 ne sont pas comprises dans la classification générale des marchandises, ni dans les règles ordinaires du camionnage. Les expéditeurs doivent s'entendre préalablement avec les compagnies pour ces espèces de transports, ou se reporter aux tarifs généraux ou spéciaux en vigueur sur les diverses lignes de chemins de fer. - Y. Fers et Fontes.

Foudres de vin, etc., considérés comme masses indivisibles. - « L'art. 12, susénoncé, en surtaxant les masses indivisibles d'un certain poids, a eu en vue non les marchandises indivisibles de leur nature, mais bien tout colis qui, présenté par l'expéditeur sous un volume et sous une masse que le transporteur ne doit point diviser, offre, à raison de son poids ou de ses dimensions, des difficultés exceptionnelles de chargement et de transport ; tel est le cas de l'espèce ; - Il importe peu que la comp. ait reçu le colis dont s'agit, sans exiger qu'on ne divisât le poids, et qu'elle ait accepté de le transporter aux conditions du tarif spécial ; il n'appartient pas, en effet, à la comp. de déroger, par ses agissements, ses négligences ou ses erreurs, aux dispositions des tarifs homologués par l'admin., qui sont seuls obligatoires pour tous ceux qui traitent avec elle, en môme temps que pour elle-même. » (C. C., 31 déc. 1873.)

I.    Extraction de matériaux. - (Droit d'extraction résultant de l'art. 22 du cah. des ch. et des anciens règlements.) - V. Cah. des ch., Carrières, Clauses et conditions générales, Extraction, Interdiction, Occupation de terrains, Travaux, etc.

Matériaux soumis aux droits d'octroi. (Extr. des régi.) - Y. Octroi.

II.    Conditions d'emploi des matériaux (Art. 18 du cah. des ch.). - « La compagnie n'emploiera, dans l'exécution des ouvrages, que des matériaux de bonne qualité ; elle sera tenue de se conformer à toutes les règles de l'art, de manière à obtenir une construction parfaitement solide (Art. 18, cah. des ch.)... » - Voir à ce sujet les mots Ballast, Chaux, Coins, Coussinets, Eclisses, Entretien, Rails, Traverses, etc.

Perte de matériaux. - « La remise à l'entrepreneur de coussinets, chevilles et coins n'ayant été constatée ni par un reçu signé de lui, comme le prescrivait un article du devis, ni par aucune pièce contradictoirement dressée, l'entrepreneur ne peut être déclaré responsable de la perte de ces objets. » (C. d'état, 28 juin 1855.)

Abandon d'outils et de matériaux sur les voies. - V. Abandon et Outils.

III.    Conditions de transport des matériaux. - Le tarif général inscrit à l'art. 42 du cah. des ch. pour les marchandises à petite vitesse, comprend, à la 2eclasse, les chaux et plâtres, les bois de charpente, les fers, cuivres et autres métaux ouvrés ou non, les fontes moulées. - Id., à la 3' classe, les pierres de taille et produits de carrières, moellons, meulières, argiles, briques, ardoises. - Id., à la 4? classe, les pierres à chaux et à plâtre, les pavés, les matériaux pour la construction et la réparation des routes, les cailloux et sables. - Au sujet des détails d'application sur les divers réseaux, suivant les séries adoptées dans les tarifs généraux des compagnies, voir les mots Marchandises et Tarifs, | 1. - V. aussi Matériel fixe.

Conditions et mesures de précaution (pour certains transports de matériaux). - Voir les mots Bois, Fers, Masses indivisibles, Matériel, Pierres de taille et Rails.

Tarifs spèciaux.-Lesmatériaux de construction, ardoises, bois, briques, chaux, ciments, fers, fontes, pavés, pierres brutes, pierres à macadam, sable, zinc, etc., sont transportés à prix réduits sur tous les ch. de fer moyennant des conditions de tonnage et de parcours pour lesquelles il est indispensable de se reporter aux tarifs spéc. des diverses compagnies. Les indications que nous avons déjà données à ce sujet aux articles : Fers, Fontes et Pierres, et celles fournies par les tarifs en ce qui concerne le transport des bois, briques, chaux, ciments, etc., font connaître qu'en général, le prix de transport des matériaux de construction, par wagon complet et pour le parcours au-dessus de 100 kilom., est fixé, suivant les produits, jusqu'à un minimum de 0',0L par tonne et par kilom., frais de

chargement et de déchargement non compris. - En général, les prix moyens qui ressortent des tarifs spéc. pour le transport des matériaux sont les suivants :

Ardoises, 0',06 par tonne et par kilom. (parcours de 30 kilom. et au-dessus) ; bois de charpente, 0f,043 (parcours de 130 kilom. et au-dessus); briques, 0',0-i (parcours au-dessus de 100 kilom.); ciments, O',033 (parcours au-dessus de 200 kilom.); plâtres, chaux, 0f,05, 0',04 (parcours de 100 à 200 kilom. et au-dessus de 200 kilom.), et, en général, pour tous les matériaux de construction, 0',04, 0f,035 (parcours de 100 à 300 kilom. et au-dessus de 300 kilom.).

Matériaux de la compagnie. - Des ordres de service détaillés règlent pour chaque compagnie les conditions de transport des matériaux destinés au service du chemin de fer, ainsi que des imprimés, mobilier des gares, appareils, etc. - Les bons de transport sont ordinairement signés par les représentants des chefs de service de la constr. et de l'expl. des ch. de fer. L'indication des ingénieurs et agents autorisés à donner ces signatures est détaillée sur une liste dressée à l'avance.

Les conditions générales qui régissent les transports des matériaux employés au service des chemins de fer sont les suivantes, au moins pour la plupart des compagnies :

Les objets ou matériaux de toute nature, destinés au service de la compagnie, sont transportés aux conditions suivantes :

Envoi d'un poids inférieur à 100 kitog., par les trains de toute nature : franco.

Envoi de 100 kilog. et au-dessus :

Par les trains de voyageurs ou mixtes: 0 fr. 10 par tonne et par kilom. ;

Par les trains de marchandises (Ibid.) : O fr. 025.

Il n'est perçu en sus de la taxe aucuns frais accessoires d'enregistr. ni de manutention, lorsque les expéd. sont chargées et déchargées aux frais des services expéditeur et destinataire.

Par exception, les bâches et les agrès de tvagons sont transportés franco, quel que soit le poids des expéditions.

Quelle que soit la vitesse employée, les transports taxés sont compris dans les écritures de la petite vitesse et sont accompagnés de factures de transport non timbrées.

Par conséquent, les envois de moins de 100 kilogr. effectués par les trains de voyageurs ou mixtes pourront seuls figurer dans les écritures de la grande vitesse.

IV. Circulation des trains de matériaux (V. Trains, Travaux et Voie unique). - Nous croyons utile de rappeler ici, d'une manière générale, que toutes les prescriptions obligatoires s'appliquant aux trains de marchandises, auxquelles il n'est pas formellement dérogé par des régi, spéc., sont applicables aux trains de matériaux.

Par suite, aucun train de matériaux ne devra quitter une gare sans que le signal de départ lui ait été donné, de la manière prescrite pour les trains de marchandises, par le chef de gare, lequel devra se conformer, pour les intervalles à maintenir entre ce train et les trains ordinaires, aux prescr. régi. - V. Intervalles.

Transport des appareils télégraphiques. - V. Télégraphie.

I. Dispositions adoptées (pour les chemins de fer concédés). - Voir les mots Aiguilles, Alimentation, Appareils, Barrières, Changements de voie, Coins, Coussinets, Disques, Eclisses, Gabarits, Grues, Heurtoirs, Machines, Plaques tournantes, Ponts à bascule, Prix, Rails, Réservoirs, Signaux, Télégraphie, Traverses et Voie.

Service chargé de Vinstallation et de Ventretien des appareils fixes. - Sur la plupart des réseaux exploités, il existe un service du matériel fixe de la voie qui est chargé principalement de l'installation des machines fixes, grues, réservoirs, ponts à bascule, gabarits, disques-signaux, etc. ; sauf toutefois certains massifs de fondation et autres constructions nécessitées par ces appareils et qui sont comprises dans les attributions soit des architectes (V. ce mot), soit des ingénieurs et agents du service de la voie.

Entretien (Extr. d'une instr. spéc. de la ligne de Paris à la Méditerranée) : - « Le service de la voie est chargé de l'entretien de tous les appareils fixes, sauf les grues de chargement et les grues d'alimentation, dont l'entretien est confié au service du matériel et de la traction, et les ponts à bascule qui sont entretenus par un entrepreneur spécial. - Lors même que le service

de la voie chargerait habituellement les ateliers de la compagnie de la réparation de certains appareils, les demai des de réparation ue doivent jamais Aire ¡ dressées directement par les agents des gares à ces ateliers ; elles doivent toujours être adressées aux chefs de section ou aux piqueurs, à qui il appartient déjuger comment les réparations doivent être faites. » (Inst, spéc., 9 jutll- i 186i.)

II. Matériel fixe des chemins de fer de l'état. (Ouvrages métalliques, signaux, mat ères et objets divers). - Voir les mots Adjudications, § 2, études, Marchés, Projets et Superstructure. - Voir aussi les références données ci-dessus, 1 1", pour les chemins de fer concédés et les documents reproduits ou rappelés ci-après, en ce qui concerne spécialement les chemins de fer construits par l'état et non concédés :

Cire, min., 30 nov, 1880, complétée par la cire. suiv. du 14 mai 1881 (adressée aux ingén en chef, au sujet des fortnules-types dont il y a lieu de faire usage pour les projets distinct* de matériel accessoite de la voie) - « Monsieur l'ingén. en chef, par une cire, en date du 30 nov. 18S0, je vous ai invité à présenter deux projets distincts pour la fourniture du matériel lixe nécessaire à l'étahl. des ch. de fer construits par l'Etat et non concédés, et je vous ai fait parvenir les formules-types se rapportant ail projet de fourniture de la voie courante. - J'ai l'honneur de vous adresser ci-joinles celles relatives aux accessoires de la voie. - Ces formules ont été établies de manière à permettre aux services de construction d'indiquer* sous une forme aussi succincte que possible, toutes les données dont le service central du matériel fixe peut avoir besoin pour préparer avec Certitude les adjudie. desdits accessoires; elles comportent d'ailleurs, au bas des pages, des notes et renvois destinés à en faciliter l'emploi. - Veuillez vous servir exclusiv. de ces formules pour la rédaction des projets que vous aurez à présenter. » (P. mêm.) - V. plus loin cire, min.* 14 nov. 1881.

Cire, min., 16 mai 1881 (Attributions respectives du service central du matériel fixe et des services de construction). - « Monsieur l'ingén. en chef, la réception et la livraison des matériaux, matières et objets divers nécessaires à l'armature des voies de ch. dé fer construits par l'Etat et non concédés Coinpoftent des opérations pour lesquelles il m'a paru utile de déterminer les rapports qu'elles nécessiteront entre le service central du matériel fixe et les services chargés de la construction de ces lignés. - A cet effet, j'ai arrêté les dispositions suivantes, qui règlent les attributions respectives de ces différents services :

I.    - Création de dépôts à proximité des gares de livraison, par les soins et d la charge des services de la construction. - Les cah. des ch. dressés par le service central du matériel fixe pour les adjudié. des fourhitures hécéssàifes à l'armattire des ch. de fer construits par l'Etat désignent exclusiv., comme lieux de livraison, des gares déjà en exploitation et ouvertes aux marchandises. - Il appartient aux services chargés de la constr. des lignes à armer de créer des dépôts spéc. à proximité dé ces gares, pour la réception et l'emmagasinement du matériel qui doit leur être livré; de passer, au besoin, et de faire approuver par l'adm. supér. des traités pour l'établ. et l'expi. d'embranchements reliant ces dépôts auxdites gares de livraison ; d'en assurer l'exécution ; de pourvoir chaque dépôt des installations qui peuvent être nécessaires à l'arrimage, au classement et à la éoiiservatlon dii matériel et, enfin, d'y constituer un garde-magasin. - Ce garde-magasin est accrédité par le service de la construction, tant auprès du service central du matériel fixe qu'auprès dujehef de la gare dans laquelle doit se faire la livraison des matériaux à emmagasiner dans le dépôt.

II.    - Délivrance des ordres d'expédition du matériel par le service central. - Nulle expédition n'est faite par le fournisseur aux gares de livraison qu'en verlu d'un ordre émanant de l'ingén. en chef du service central et qui énonce la nature et le nombre des matériaux ou objets à expédier, ainsi que leur poids ou cube, s'il y a lieu. - Un duplicata de cet ordre d'expéd. est adressé, en mémo temps, par l'ingén. en chef du service central à l'ingén. en chef du service de la constr. et transmis par ce service à son garde-magasin* avec ordre d'emmagasiner le matériel, au fur et à mesure de son arrivée.

III.    - Avis d'expédition adressés par le fournisseur. - L'envoi successif du matériel compris dans l'ordre d'expédition est ensuite signalé par le fournisseur, au moyen d'avis correspondant à chaque lettre de voiture, et qu'il dresse en triple copie, dont l'une est envoyée au garde-magasin désigné comme destinataire dans l'ordre d'expédition, la seconde à l'ingén. en chef du service de la construction, et la troisième à l'ingén. en chef du service central. - Ces avis constatent le nombre et la nature des matériaux et objets expédiés, ainsi que la marque des wagons et le tonnage.

IV.    - Constatations et opérations du garde-magasin à l'arrivée du matériel dans la gare de livraison. - A l'arrivée en gare des wagons annoncés par un avis d'expéd. du fournisseur, le garde-magasin vérifie les quantités et l'état du matériel arrivé, mais non leur qualité, et il relate les résultats de cette vérification au dos de l'avis d'expédition ; puis il passe les écritures constatant l'entrée dans son magasin du matériel effectivement reçu et en dresse le récépissé, dont un

duplicata, accompagné de l'avis d'expéd. annoté par lui, est transmis par le servioe de la constr. à l'ing. en chef du service central.

V.    - Rangement du matériel dans le dépit, en vue de la réception. - Le matériel est disposé dans le dépôt de manière que la réception en soit aussi facile que possible. - Le garde-magasin doit notamment classer à part, dans chaque lot, les matériaux et objets qui ont été signalés par lui comme arrivés en mauvais état et sur lesquels l'attention de l'agent réceptionnaire lui paraît, à un point de vue quelconque, devoir être spécialement appelée.

VI.    - Réception provisoire du matériel dans le dépôt. - Après l'emmagasinement et le rangement de l'ensemble du matériel compris dans l'ordre d'expéd. de l'ingén. en chef du service central et successiv. annoncé par les avis du fournisseur, ce service envoie au dépôt un agent pour procéder à la réception provisoire et en informe préalabl. le service de la constr., lequel en avise, à son tour, le garde-magasin et lui donne l'ordre d'assister à la réception. - Le garde-magasin fournit à l'agent réceptionnaire tous les renseign, qui peuvent être nécessaires à l'appui des constatations faites par lui à l'arrivée du matériel en gare et lui fait part de toutes les autres observations qu'il juge utiles ; il reconnaît contradictoirement avec cet agent les quantités reçues de matériaux et objets de chaque espèce, fait séparer ceux qui sont rebutés ou dont la réception est subordonnée à des travaux préalables de réparation, et vise le procès-verbal de réception. - Ce procès-verbal est envoyé directement par l'agent réceptionnaire au service central du matériel fixe.

VII.    - Ordre relatif au remplacement des matériaux et objets rebutés ou à leur déduction du marché, ainsi qu'à la mise en état du matériel à réparer. - L'ingén. en chef du service central décide, après entente avec celui du service de la constr., si les matériaux et objets rebutés doivent être remplacés ou simplement retranchés du marché^ et il donne au fournisseur, à ce sujet, des ordres dont copie est adressée à l'ingén. en chef du service de la construction. - En cas de remplacement, l'ordre d'expéd. des nouveaux matériaux et objets à fournir rappelle le délai dans lequel ce remplacement doit être opéré, aux termes du cah. de ch. ; à défaut de stipulation inscrite au marché, le délai de livraison est fixé par l'ing. en chef du service central, et il en est de même de celui dans lequel le fournisseur doit mettre en état de réception le matériel à réparer avant réception.

VIII.    - Sortie du matériel rebuté dans la réception provisoire. - Lorsque les matériaux et objets de rebut sont simplement retranchés du marché, le service de la constr., aussitôt après avoir reçu copie de l'ordre adressé dans ce sens au fournisseur, délivre un ordre de sortie au garde-magasin, qui effectue ensuite la remise de ces matériaux et objets au fournisseur; un duplicata du reçu de celui-ci est transmis par le service de la constr. à l'ing. en chef du service central. - Si, au contraire, il y a lieu de remplacer le matériel rebuté, ce matériel reste en magasin jusqu'à la réception de celui qui doit y être substitué. - Cette réception une fois prononcée, le garde-magasin demande à l'ing. du service de la constr. un ordre de sortie des matériaux et objets de rebut, en exécution duquel il opère ensuite comme dans le cas précédent.

IX.    - Constatations à faire par le service de la construction pour établir les époques effectives d'expiration des délais de garantie, et notification de ces époques au service central. - Le service de la constr. fait toutes les constatations nécessaires pour établir d'une manière authentique les époques auxquelles doivent expirer, d'après les prescriptions des cah. des ch., les délais de garantie des diverses natures de matériel qui lui ont été livrées, soit que ces délais courent de la dernière livraison, soit qu'ils aient pour origine l'ouverture à la circulation publique de la ligne ou portion de ligne sur laquelle les matériaux sont employés. - Chacune de ces dates d'expiration des délais de garantie, établies par entreprise et par ligne ou portion de ligne, est notifiée par l'ing. en chef du service de la constr. à celui du service central, avec une avance suffisante pour que la réception de la fourniture ou portion de fourniture correspondante puisse être opérée en temps opportun.

X.    - Réception définitive du matériel. - La réception définitive du matériel s'effectue, comme il a déjà été indiqué à l'art. 6, pour la réception provisoire, après avis donné au service de la constr. et avec le concours de son garde-magasin. - Il appartient, d'ailleurs, à ce service de justifier, s'il en est besoin, que les matériaux et objets soumis à chaque réception définitive, soit en oeuvre, soit après avoir été retirés des voies, sont bien encore placés sous la responsabilité du fournisseur.

XI.    - Remise au fournisseur, dans les lieux de livraison, du matériel rebuté à la suite de la réception définitive. - Remplacement ou déduction de ce matériel. - Sortie du magasin. - Le matériel dont le rebut est prononcé à la suite de la réception définitive est rendu au fournisseur dans les lieux mêmes où il l'avait livré. - Les transports nécessaires à l'exécution de cette disposition incombent au service de la construction. - Les décisions relatives au remplacement des matériaux et objets rebutés, ou à leur déduction du marché, sont prises conf. aux instr. déjà données à ce sujet dans l'arl. 7 ci-dessus, et la sortie de ces matériaux s'opère, dans l'un ou l'autre cas, suivant les prescr. de l'art. 8.

Je vous prie de tenir compte, en ce qui vous concerne, des instructions qui précèdent. « (Cire, min., 16 mai 1881.)

Cire. min. 14 nov. 1881 (Devis du matériel fixe des ch. de fer construits par l'Etat, et non concédés. - Signaux et matériel télégraphique). - a Monsieur l'ingén. en chef, par ma

cire, du 14 mai 1881, je vous ai adressé, notamment, nn modèle de devis descriptif concernant la fourniture du matériel accessoire de la voie des ch. de fer construits par l'Etat et non concédés. - D'après les indications de ce devis, les signaux doivent être fournis par le service central du matériel fixe, et les services de constr. desdits chemins sont chargés du montage et de la pose de ces appareils. - Cette manière de procéder m'a paru présenter de sérieux inconvénients : En effet, les futurs exploitants des nouvelles lignes peuvent avoir, sur leurs réseaux, des types de signaux qui leur sont spéciaux et auxquels ils apportent constamment des améliorations, dont le service central du matériel fixe n'aurait pas toujours eu connaissance ; de plus, le moindre dérangement dans ces appareils délicats peut faire encourir de graves responsabilités au service d'exploitation.

Par ces motifs, j'ai décidé qu'à l'avenir les signaux des lignes construites par l'Elat et non concédées seront fournis et posés par les futurs exploitants, et que les dépenses auxquelles donneront lieu cette fourniture et cette installation leur seront remboursées par les services de constr. desdites lignes, après vérification des mémoires présentés à cet effet.

Vous voudrez bien, en conséquence, supprimer du devis dont il s'agit toutes les indications qui se rapportent aux signaux.

Dès que l'état d'achèvement d'une ligne vous permettra de fixer l'époque à laquelle ces appareils pourront être installés, vous aurez à m'en informer et à m'adresser des propositions qui permettent à mon admin, de s'entendre à cet égard avec le futur exploitant, de telle sorte qu'il ne soit apporté, de ce chef, aucun retard dans la mise en exploitation de la ligne.

Enfin, je crois devoir vous recommander, en outre, de ne pas comprendre la fourniture du matériel télégraphique dans les projets concernant le matériel accessoire de la voie. Les dispositions à adopter pour les lignes électriques des ch. de fer doivent faire l'objet de conférences entre les services chargés de la construction de ces chemins et les représentants de l'admin. des postes et télégraphes; ce n'est qu'à la suite de ces conférences que vous aurez à m'adresser des propositions spéciales à ce sujet. »

4° Cire. min. 6 sept. 1882. - Préparation des projets de fourniture du matériel fixe pour la superstructure des chemins de fer construits par l'élat. - V. Superstructure.

Cire. min. 5 janv. 1883 (concernant l'envoi des devis et cah. des ch. relatifs aux adjudic. du matériel fixe des ch. de fer construits par l'état. - V. Adjudications, § 2.

III. Surveillance technique du matériel fixe. - V. les mots Contrôle, Entretien, Ingénieurs, Inspecteurs, Projets, Surveillance et Travaux.

Améliorations. - Le comité de l'expl. technique des ch. de fer, qui a été institué près du ministre des trav. publ. par arr. min. du 25 janv. 1879, modifié par celui du 7 février 1882, est chargé entre autres attributions de donner son avis sur l'entretien et le perfectionnement du matériel fixe, et du matériel roulant (dont il va être question ci-après).

Sommaire. - 1. Systèmes de matériel. - I bis. Améliorations et perfectionnements. - II. Conditions d'entretien et de surveillance. - III. Matériel avarié ou réformé. - IV. Emploi, répartition, insuffisance, etc. (du matériel). - V. Matériel spécial (transports divers). - VI. Matériel militaire. - VII. Tarif de transport du matériel roulant. - VIII. Statistique (carnets de classification du matériel en service, etc.) - IX. Reprise du matériel par l'Etat (à la fin de la concession).

I. Conditions et choix des systèmes de matériel roulant. (Extr. du cah. des ch. et des règlements d'application.)

Art. 32 (Cah. des ch. gén. des concessions). - « Les machines locomotives seront construites sur les meilleurs modèles; elles devront consumer leur fumée et satisfaire, d'ailleurs, à toutes les conditions prescrites ou à prescrire par l'admin. pour la mise en service de ce genre de machines.

Les voitures de voyageurs devront également être faites d'après les meilleurs modèles, et satisfaire à toutes les conditions réglées ou à régler pour les voitures servant au transport des voyageurs sur les chemins de fer. Elles seront suspendues sur ressorts et garnies de banquettes.

Il y en aura de trois classes au moins :

1° Les voitures de lr" classe seront couvertes, garnies, fermées à glaces, munies de rideaux ;

2° Celles de 2* classe seront couvertes, fermées à glaces, munies de rideaux, et auront des banquettes rembourrées ;

3° Celles de 3e classe seront couvertes, fermées à vitres, munies soit de rideaux, soit de persiennes, et auront des banquettes à dossier. Les dossiers et les banquettes devront être inclinés, et les dossiers seront élevés à la hauteur de la tête des voyageurs.

L'intérieur de chacun des compartiments de toute classe contiendra l'indication du nombre de places de ce compartiment.

L'administration pourra exiger qu'un compartiment de chaque classe soit réservé, dans les trains de voyageurs, aux femmes voyageant seules.

Les voitures de voyageurs, les wagons destinés au transport des marchandises, des chaises de poste, des chevaux ou des bestiaux, les plates-formes, et, en général, toutes les parties du matériel roulant seront de bonne et solide construction.

La compagnie sera tenue, pour la mise en service de ce matériel, de se soumettre à tous les règlements sur la matière.

Les machines locomotives, tenders, voitures, wagons de toute espèce, plates-formes composant le matériel roulant seront constamment entretenus en bon état ».

Dispositions de l'ordonn. régi, du 15 non. 1846 (Titre II, relatif au matériel employé à l'exploitation) (V. Ordonnances). - Les art. 7 à 16 du titre II, dont il s'agit, concernent les points suivants, savoir : - Art. 7. épreuves et emploi des machines locomotives (V. Locomotives). - Art. 8. Essieux (V. ce mot). - Art. 9. Registres de service des locomotives et des essieux (V. Registres). - Art. 10. Roues des véhicules (V. Roues).Art. 11. Appareils propres à arrêter les fragments de coke et les flammèches (V. Appareils)i. - Art. 12 à 14. Dispositions relatives aux voitures à voyageurs (solidité, commodité, etc.) (V. Voitures). - Art. 15. Numéros d'ordre et estampille, etc. (V. Locomotives et Voitures). - Art. 16. Entretien du matériel roulant. - Y. Entretien et Surveillance (1).

(1) Extr. du rapport à l'appui de l'ordonn. du 15 nov. 1846 :

« Le matériel d'expl., on doit le comprendre aisément, n'exige pas une surv. moins attentive et moins assidue que la voie du chemin de fer. - En premier lieu, les machines locomotives, en ce qui touche leur appareil moteur et les réservoirs dans lesquels la vapeur se forme et s'accumule, doivent être, comme tous les appareils à vapeur, soumises à certaines épreuves et à une surveillance continue... - Quant aux autres éléments des machines, à leurs essieux, roues, ressorts de suspension et de traction, et généralement à toutes les parties qui servent à la locomotion rapide, elles devront être l'objet de l'examen le plus sévère.

Ce que je dis des roues et des essieux de machines, je puis le dire également des roues et des essieux de tenders et voitures de toute nature servant au transport des voyageurs. - La rupture d'un essieu de locomotive et de voiture, eu amenant un déraillement, peut quelquefois donner naissance aux plus graves accidents ; il est donc indispensable, d'une part, que les essieux des locomotives et des voitures de voyageurs soient composés de fer martelé de premier choix et qu'ils ne soient admis qu'à cette condition, et, d'autre part, qu'après leur admission ils soient l'objet d'un contrôle continu. Bien des questions, sans doute, restent encore à résoudre, en ce qui touche les essieux, soit sur la durée du service qu'ils peuvent faire, sur les altérations que peuvent produire dans leur constitution les chocs et les vibrations auxquels ils sont soumis sur les ch. de fer; mais, en attendant ce que l'expérience pourra nous apprendre sur ces questions, il faut au moins prescrire toutes les précautions dont la pratique a démontré l'utilité.

Les articles du titre II du projet de règlement répondent à ce grand intérêt. - Je crois devoir dire ici quelques mots de la . clause contenue en l'art. Il, et d'après laquelle les locomotives devront être munies d'appareils propres à arrêter les fragments de coke tombant de la grille ou à empêcher la sortie des flammèches par la cheminée. Le but de cette clause est facile à saisir : lorsque les locomotives sont en marche, si elles sont dépourvues de cendriers, il s'échappe du foyer des fragments de coke incandescents qui sont projetés au loin et qui, venant à rencontrer quelques matières combustibles, des bois, des chaumes, des céréales, peuvent y mettre le feu, comme on en a déjà vu plusieurs exemples ; en même temps, à raison du grand courant d'air qui, par suite de la rapidité même du mouvement, s'établit du foyer vers la cheminée, un grand nombre de particules embrasées sont emportées en dehors du tuyau, et plusieurs fois déjà ces flammèches ont occasionné des incendies. - Pour arrêter les fragments de coke sortant de la grille, le seul moyen connu jusqu'ici est l'emploi d'un cendrier ; mais le cendrier lui-même a quelques inconvénients, et, dans l'espérance qu'il sera possible de trouver un moyen plus sûr, il convient de se borner à prescrire l'application d'un appareil quelconque propre à atteindre le même but. - Quant aux flammèches qui s'échappent par la cheminée, l'or, connaît et Ton applique divers moyens pour en empêcher la sortie ; mais aucun d'eux n'a paru jusqu'ici complètement satisfaisant; j'ai dû me borner, dès lors, à prescrire l'emploi d'un appareil propre à remplir la destination ci-dessus indiquée... » (Extr.) - Y. Appareils.

Principales indications des règlements. - (Voir dans le cours de ce recueil, les mots Attelages, Appareils, Cendriers, Chaudières, épreuves, Essieux, Fourgons, Fumée, Locomotives, Machines, Manomètres, Ressorts, Roues, Soupapes, Tampons, Tenders, Tubes calorifères, Voitures, Wagons, etc. - Voir aussi les indications résumées aux §§ 2 et suivants du présent article.

I bis. Améliorations et modifications du matériel roulant. (Recommandations et indications générales contenues dans le rapport présenté au min. des tr. publ., le 8 juillet 1880, au nom de la commission d'enquête sur les moyens de prévenir les accidents de chemins de fer). - 1° Locomotives (Voir ce mot). - 2° Matériel de voyageurs et de marchandises (Voitures, Wagons et Véhicules divers). - V. ci-après.

(Ëxtr. du rapport d'enquête du 8 juillet 1880) :

« Le soin apporté à la construction et à l'entretien du mate'riel roulant est une des bases les plus essentielles de sécurité, et devait, à ce titre, appeler toute notre attention.

Les types de locomotives en service sur nos divers réseaux sont très variés. Toutes les machines anciennes ont été successivement améliorées et réglées de manière à conserver la stabilité voulue aux vitesses maxima qu'il leur est permis de prendre sur des sections de voies solides et d'un tracé approprié à leur mouvement. Quant aux machines nouvelles, on s'est constamment donné pour programme de leur assurer une grande stabilité, tout en satisfaisant aux nécessités actuelles du trafic qui exigent de grandes vitesses et des conditions d'adhérence pouvant permettre d'entraîner facilement des trains très chargés de façon à ne rien perdre, en route, de l'extrême régularité de marche, qui constitue l'un des préservatifs les plus efficaces contre les accidents. - Toutes les compagnies ont complètement abandonné, dans la construction des chaudières de locomotives, l'emploi de la tôle d'acier, qui ne donnait pas assez de sécurité. On emploie généralement des tôles de fer de 1er choix. Les accidents de chaudières ont d'ailleurs presque entièrement disparu. - Voir spécialement au mot Locomotives, les renseignements détaillés extraits du même rapport d'enquête, ou des règlements généraux, au sujet des améliorations et perfectionnements réalisés dans les divers systèmes de locomotives employées sur les grandes lignes d'intérêt général.

Suite du même rapport. - Certaines pièces du matériel roulant, telles que bandages de roues, essieux, etc., dont les ruptures, en marche, peuvent entraîner des accidents graves, ont été, dans l'enquête, l'objet de la plus sérieuse attention et la commission a pu se convaincre que les compagnies se préoccupent incessamment de leur amélioration et y mettent des soins constants. - De même que, dans le matériel fixe, l'acier, ou du moins le métal diversement fabriqué qui en porte le nom, tend de plus en plus à remplacer le fer.

Bandages. - La comp. Pàris-Lyon-Méditerranée n'emploie cependant encore que des bandages en fer soudé pour ses machines et tenders à grande vitesse et pour toutes ses voitures. Les machines, tenders et wagons à marchandises ont des bandages en acier fondu doux, fabriqués par le procédé Martin Siemens. -La comp. d'Orléans a adopté, pour tous ses bandages, l'acier fondu BessiUer, ou Martin, en exigeant des matières premières d'uné provenance de choix. - Il en est de meme de la comp. du iN'ofd, qui n'a conservé les bandages en fer que pour les roues de tenders, en raison de l'action des freins sur ses roues. - La comp. de l'Est a adopté l'acier puddlé pour les bandages des roues d'avant des machines à voyageurs et pour les roues des tenders. Elle conserve le fer à grains fins pour les bandages des voitures à grande vitesse. Elle emploie l'acier fondu pour toutes les autres roues. - La comp. du Midi est, à peu de différence près, dans ces mêmes errements. - La comp. de l'Onest emploie maintenant exclusivement l'acier fondu ; mais elle a encore en service un grand nombre de bandages en fer et en acier puddlé.

On voit que la nature du métal des bandages et ses conditions d'emploi sont très diversement appréciées par nos compagnies. Les ruptures de bandages d'acier fondu sont les plus fréquentes, principalement par les grands froids. Les épreuves de ces bandages sont cependant généralement faites avec le plus grand soin et les séries soupçonnées défectueuses sont immédiatement écartées. Indépendamment des épreuves par le choc, presque toutes les compagnies ont adopté l'épreuve par traction, sur des éprouvettes ou barrettes découpées dans le corps de quelques bandages. Ce complément d'épreuve paraît donner des notions précises sur la qualité caractéristique de l'acier. Nous signalons son emploi comme indispensable.

Le mode d'attache des bandages sur les roues a la plus grande importance au point de vue delà sécurité en cas de rupture. Presque toutes les compagnies étudient des dispositions propres à empêcher le bandage de se détacher de la roue quand il est brisé. La comp. d'Orléans commence à employer un modèle d'attache mixte qui semble promettre de bons résultats. Le bandage est en quelque sorte agrafé à la roue : fixé du côté du boudin par des vis obliques, il porte, à son côté extérieur, une saillie circulaire à gorge qui Vient emboîter un redan pratiqué sur la jante de la roue. Un de ces bandages a été brisé cet hiver et est testé attaché à la roue.

Les bandages des véhicules en service dans les trains de voyageurs sont d'ailleurs l'objet d'une

surveillance constante. Des visiteurs exercés, dont le zèle est stimulé par des primes, ont ordre de retirer de la circulation tout bandage dont l'application sur la roue ne serait plus parfaite, ou dont l'état décèlerait quelque défectuosité.

Essieux. - Les mêmes précautions sont prises pour les essieux de machines, voitures, wagons, dont les moindres fissures doivent provoquer la mise immédiate hors do service.

Les comp. d'Orléans, de l'Est, du Midi, de Lyon n'emploient que des essieux en fer forgé de i"r choix; - La comp. du Nord n'emploie que l'acier Bessmer ou Martin et n'a qu'un seul type d'essieu renforcé pour ses voitures et ses wagons. La portée de calage a uniformément 140 millim. et les fusées i20 millim. sur 83. - Les essieux coudés de ses machines à cylindres intérieurs sont muhis de frettes en fer doux. - La comp. de l'Ouest a* en ce moment, en service, à peu près en quantité égale, des essieux en fer doux et en acier fondu ; mais elle développe l'emploi de l'acier, en raison de la difficulté de plus en plus grande de trouver de bon fer par ce temps d'acctoissemerit dé fabrication de l'acier. Son expérience semble d'ailleurs lui démontrer de plus en plus que, dans un essieu, ce sont les dimensions des diverses parties et la forme générale qui constituent les qualités essentielles ; la nature du métal, acier ou fer, n'a qu'une importance secondaire.

Quant aux qualités du métal, elles varient en général par séries de fabrication; Certaines séries, de qualité défectueuse, se font très vite reconnaître par des ruptures isolées. On retire alors de la circulation toute la série d'une même fourniture. La sécurité est à ce prix et aucune compagnie ne s'y soustrait.

Attelages. - On renforce de même généralement les attelages. Avec l'accroissement des masses en mouvement dans les trains, il est nécessaire de chercher à s'assurer contre les ruptures, et sur les lignes à f

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