Les locomotives compound à 2 groupes de 3 essieux ; type 500

Les locomotives compound à 2 groupes de 3 essieux ; type 500

Etudiées par la sous-commission du matériel des Chemins de Fer, ces machines dérivaient directement du type 400 dont elles reprenaient les différents principes. Elles étaient prévues pour équiper la ligne du Cheylard à Aubenas concédée aux C.F.D., le 13 août 1913. Elles firent l'objet d'un concours pour leur fourniture et le marché fut passé avec les Ets Schneider du Creusot au début de 1914 pour la réalisation d'un lot de 10 machines correspondant au type 158 du constructeur.

Historique de la locomotives type 500

La construction de ces locomotives n'était pas encore ébauchée à la déclaration de la guerre de 1914-1918. En raison des événements, le projet de fourniture fut suspendu, puis le marché résilié en 1920 pour réactualisation des coûts de réalisation. Finalement, l'Etat et le Département de l'Ardèche ayant décidé de renoncer à l'établissement de cette ligne, il ne fut pas donné suite à l'acquisition des 10 machines en cause. Celles-ci avaient été enregistrées par Schneider sous les numéros de construction 3331 à 3340. Les C.F.D. avaient prévu de leur affecter les n° 501 à 510.

Description de la locomotives type 500

Ce modèle devait être équipé d'une chaudière à 3 viroles comportant 170 tubes de diamètre 0,045 m et d'une longueur de 4,00 m. donnant une surface de chauffe de 96,130 m2. Le timbre était prévu pour 14 kg. Le dôme de prise de vapeur situé sur la seconde virole aurait été encadré par deux sablières spécialisées chacune à l'un des groupes de 3 essieux. Les soupapes de sûreté en charge auraient été placés directement sur le foyer.

Les dimensions des cylindres étaient prévues plus largement, mais la course des pistons devait être réduite à 0,500 m. Le diamètre des roues et l'empattement de chaque truck étaient identiques au type 400. Les capacités des soutes à eau et à combustible étaient notablement augmentées pour atteindre une réserve de 2500 I d'eau et de 1500 kg de charbon. Les caisses à eau devaient être établies suivant le modèle à pan coupé et la soute combustible installée dans le prolongement de l'abri, rappelant l'allure générale du type 250.

Plan des locomotives Mallet type 500
Plan des locomotives Mallet type 500

Un engin des CFD très puissant

Ces modifications, par rapport au type 400, avaient eu pour conséquence une augmentation notable du poids à vide atteignant 38,51 pour une longueur hors tampons de 10,200 m. L'effort de traction de cet engin devait atteindre le chiffre de 8.955 kg, qui en aurait fait le type le plus puissant de la Compagnie.

En fait, les C.F.D. envisageaient d'affecter ces locomotives à la section du Cheylard à Dunières et de reporter sur celle d'Aubenas l'ensemble de la série 42, ainsi que 4 unités de la série 400. Malheureusement, la décision d'abandonner la construction de la ligne d'Aubenas ne permit pas cette combinaison qui aurait certainement amélioré l'écoulement du trafic sur la section centrale du réseau du Vivarais. Il est toutefois surprenant que pour la suite des fournitures complémentaires de ce réseau, il ne fut pas fait appel à ce type de locomotives. Il semble que la Compagnie envisageait déjà l'essai de la traction Diesel et ne désira pas investir dans l'étude d'un nouvel engin à traction vapeur.

source : MTVS 1989-1

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